L’Interview amère de The Spirit sur sa biographie
| Est sorti sur nos écrans dernièrement, un film qui s’apparente à un documentaire sur le super héros de Central City, j’ai nommé The Spirit. Nous nous sommes donc empressés de rencontrer l’intéressé pour lui poser quelques questions dans nos bureaux et lui demander son avis sur le document filmique qui pourrait s’apparenter à une biographie le concernant. | ||
Daily Heroes : The Spirit bonjour, nous vous retrouvons avec plaisir dans une brève rétrospective de vos exploits au cinéma, qu’en pensez-vous? The Spirit : Bonjour, en effet ça fait plaisir que l’on s’intéresse un peu à moi pour changer mais cette adaptation me laisse un léger goût amer. On dresse là un portrait de moi un peu gnan-gnan et sans grand intérêt, je suis donc un peu déçu.D.H. : Qu’entendez-vous par gnan-gnan? T.S. : Voyez-vous quand Frank Miller m’a contacté pour me demander si j’étais d’accord pour que l’on fasse un portrait télévisuel de moi, j’étais assez honoré. Il me dit : « Ca va être un grand film d’aventure pleins d’actions, de filles, de suspense, d’effets à couper le souffle et tout, tu sais j’ai fait le scénario pour Robocop 2, Murphy (c’est le prénom de Robocop, ndlr) était très content, donc donne moi ton accord et on va tout faire péter » alors forcément j’ai dit OK, il avait des arguments de taille. Pour revenir à la question, je m’attendais donc à un truc énorme plein de bagarres et d’explosions mais il n’en est rien ou très peu, le film est plombé par des longueurs de dialogues d’une niaiserie ahurissante et d’un humour qui essaye d’être drôle mais qui ne l’est que très rarement. D.H. : Vous pensez donc que le film est devenu malgré lui une comédie d’une certaine manière? D.H. : Mis à part ce point dérangeant, que pensez-vous du casting? |
On est au cinéma, j’imagine que Frank n’avait pas le choix. Pour ce qui est du casting féminin je suis aux anges. J’aurais bien aimé faire la doublure de Gabriel sur certaines scènes si vous voyez ce que je veux dire. Eva Mendes joue mon amour de toujours Sand Saref, avec classe et élégance et Scarlett Johansson incarne une Silk N. Floss de toute beauté, personnage que je ne connais que trop peu dans la vie mais qui a son importance ici. Sarah Paulson en Ellen Dolan est tout aussi remarquable elle s’occupe très bien de moi et de mes blessures et la relation entre son père et moi est très juste. Je lui suis redevable vous savez.D.H. : Et visuellement, vous pouvez nous dire deux mots sur le film? T.S. : Trois mots alors! Ca sonne faux! Non mais sérieusement, vous croyez vraiment que ma cravate vole comme ça alors qu’il n’y a pas de vent? Tout le film est quasiment tourné sur fond vert, l’ambiance de la ville peu rassurante est formidable, Frank s’en sort très bien sur les plans fixes mais dès qu’il y a un peu d’animation ça ressemble à rien. Les scènes où je cours sur les toits sont grotesques, on a l’impression que je fais du surplace et certaines de mes cabrioles sont complètement inutiles. Certes, d’un point de vue général c’est très beau mais complètement sous-exploité à mon sens, Sin City (autre documentaire du même effet, ndlr) s’en sort nettement mieux. D.H. : Un dernier mot sur votre identité secrète peut-être ? D.H. : Merci pour cette interview exclusive est pleine d’amertume, on vous retrouvera peut-être dans une suite? |
|

Tags: biographie, Cinéma | Séries, Frank Miller, The Spirit

